Francophones et néerlandophones, une vision différente de la gestion de leurs mandats ?

L’analyse des mandats exercés en 2009 par les mandataires du nord et du sud du pays met en exergue des différences substantielles. Simple coïncidence ou réelle vision communautaire différente ?

Analysons plus en détails…

Les mandataires néerlandophones sont plus nombreux que leurs homologues francophones, rien de surprenant dans ce constat. Au niveau national, 54,1 % des mandataires sont néerlandophones, 44,2 % sont francophones et 1,7 % sont germanophones (voir le détail de la répartition linguistique des mandataires).

Les francophones aiment les mandats non rémunérés alors que les néerlandophones privilégient les mandats rémunérés

En moyenne, un francophone cumule 7,3 mandats alors qu’un néerlandophone se limite à 6,4 (voir le détail du nombre de mandats cumulés).

D’où provient cette différence ?

Paradoxalement, les mandataires néerlandophones cumulent sensiblement plus de mandats rémunérés. 3,4 pour être précis. En la matière l’écart avec les francophones est faible puisqu’ils les talonnent avec une moyenne de 3,3 mandats rémunérés.

La différence est nettement plus marquée au niveau des mandats non rémunérés. L’écart entre francophones et néerlandophones est cette fois de 1 mandat (33 % d’écart). Les francophones cumulent en moyenne 4 mandats non rémunérés contre 3 pour les néerlandophones.

Les francophones acceptent donc plus de mandats périphériques, ce que sont le plus souvent les mandats non rémunérés, alors que les néerlandophones se concentrent d’avantage sur leurs mandats principaux.

Cette analyse est confirmée par la répartition des mandats au sein de chaque communauté. Les francophones cumulent plus de mandats non rémunérés (4) que de mandats rémunérés (3,3). La tendance est inversée au nord de la frontière linguistique puisque les néerlandophones répartissent leur agenda entre 3 mandats bénévoles et 3,4 mandats rémunérés.

Cette différence est à ce point marquée que, bien que les francophones soient moins nombreux, ils ont exercés en 2009, 1271 mandats non rémunérés de plus que leurs homologues du nord du pays (voir la répartition linguistique des mandats exercés).

Les mandataires néerlandophones moins ouvert à la transparence

En 2009, 4,7 % des néerlandophones ont fait l’impasse sur leur liste de mandats et 1,7 se sont « abstenus » de déposer leur déclaration de patrimoine.

Ces chiffres sont sensiblement plus faibles pour les francophones avec respectivement 3,7 % de mandataires en défaut pour la liste de mandats et 1 % au niveau de la déclaration de patrimoine.

Cette tendance se confirme si l’on regarde les chiffres globaux sur les 6 années pour lesquelles nous possédons des données. Les mandataires ayant été au moins une fois en défaut de dépôt de la liste des mandats sont au nombre de 15,6 % côté néerlandophone contre 12,5 % côté francophones. Tendance identique en matière de déclaration de patrimoine, avec respectivement 15,7 % de néerlandophones en défaut et 12,2 % de francophones.

Rappelons que les mandataires en défaut reçoivent un rappel par recommandé de la Cour des comptes, ils peuvent donc difficilement invoquer un oubli ou un manque de connaissance de leurs obligations légales.

Pour plus d’informations, consultez l’ensemble des statistiques communautaires actualisées sur Cumuleo.

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