Kothai: des sacs tendances sous influences musicales

Née en 2005 de l’initiative de deux frères. Mathieu et Cédric Chauveau, la marque de double son chiffre d’affaires tous les ans pour atteindre 1.2 million d’euros en 2010. Ce qui l’amène aussi à recruter du personnel chaque année. En ces temps de crise, une telle success story a de quoi surprendre. Pourtant, la recette est simple : un produit innovant, une cible bien définie, des références issues de l’univers du streetwear et de la musique, des lignes qui collent à la tendance vintage, une qualité de finition, une politique marketing bien menée et un dynamisme commercial qui place sur tous les fronts de la distribution et des salons incontournables de la profession. Mais c’est surtout la passion pour la musique qui anime les deux frères depuis toujours et constitue le point d’ancrage de tous les aficionados de la marque. « C’est cet amour pour la mode et la musique qui nous a donné envie de construire une collection liant les deux. Nous avons eu de suite l’idée de faire intervenir des personnalités cultes du monde de la photo et de l’histoire de la musique comme Geoffrey Giulano pour le Rock et Joe Conzo pour le Hip Hop, ainsi que des acteurs de l’art graphique », confie Mathieu Chauveau. De cette collaboration résultent des reporters bags, besaces, sacs de sport, contenants pour ordinateurs, mais aussi des ceintures et de la petite , tous les modèles étant conçus dans la même matière : un vinyle imprimé. Au total, 200 références permanentes nourrissent les collections auxquelles viennent s’ajouter des nouveautés trois fois par an, sur une gamme de prix s’échelonnant entre 15 euros (pour des trousses scolaires) et 150 euros prix de vente public pour les sacs. « Nous avons eu la chance d’arriver à un moment où la bagagerie pour homme était en plein essor et nous avons apporté une vraie valeur ajoutée en matière de choix de visuels », reconnait le dirigeant. Mais avec le temps, a étendu son offre à la gente féminine. « Nous réalisons désormais la moitié des ventes sur le marché féminin, alors que ce n’était pas notre cible au départ. Nos sacs s’adressaient en premier lieu aux hommes de 16-35 ans ». Forte de ses 400 comptes clients en France, des jeanners et des maroquiniers pour l’essentiel, sans oublier Citadium, les Galeries Lafayette, Internet et ses deux boutiques en propre à Marseille et Aix-en-provence, la marque bénéficie aujourd’hui d’une large visibilité grâce à son réseau de commerciaux. « Notre structure est composée de quatre personnes à notre siège de Marseille, deux personnes à Bangkok en Thaïlande  pour le suivi de fabrication assurée en Chine et de 6 VRP multicartes sur le France, ainsi que 2 en Belgique, d’un distributeur en Suisse  et d’un autre en Italie. De fait, l’export représente à ce jour 15 et 25% de l’activité, un chiffre qui devrait encore progresser. « Nous envisageons de participer au salon Bread and Butter à Berlin qui cible l’univers urbain. Nous sommes également présents depuis plusieurs sessions à Who’s Next ainsi qu’à Las Vegas au Magic », précise-t-il. Pour franchir un nouveau cap de son développement, la marque travaille sur ses outils marketing (PLV et présentoirs) ainsi que sur sa diversification produits. Après le lancement d’une collection de tee-shirts l’an dernier, elle développe d’ores et déjà une ligne de bagages et de sacs business qu’elle présentera à la rentrée de septembre.

Texte : Nathalie Raut

Publication : .com la maroquinerie sur internet.

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