La libéralisation du marché français du jeu d’argent en ligne

Bookmark and Share

Le jeudi 5 mars 2009, le projet de loi sur la libéralisation du jeu d’argent en ligne a été rendu public, après plusieurs reports. Dans un mois, le texte passera en conseil des ministres. Ensuite, le Parlement en débattra jusqu’en juin prochain. Le monopole d’Etat de la Française des Jeux et du PMU va bientôt se terminer. L’ouverture du secteur du jeu d’argent sur Internet est prévue pour 2010.

Du côté des casinotiers

Il existe de multiples entreprises intéressées par ce nouveau marché prometteur. Bien évidement, parmi elle se trouve les groupes de casinos terrestres. Partouche a déjà mis en ligne un site de paris sportifs sur Internet et de poker en ligne, sans attendre que la loi soit passée. De leur côté, Barrière et Tranchant l’attendent de pied ferme pour lancer leur projet en France. Par contre, le groupe Barrière devrait très prochainement mettre en ligne un site de jeu sur le marché anglais. Il se nomme lecroupier.com et s’annonce très innovant, avec des graphismes en 3D. L’entreprise espère également obtenir la licence italienne. Elle compte s’imposer sur ces marchés grâce à sa notoriété internationale.

Des partenariats stratégiques

Cela fait plusieurs mois déjà que les partenariats stratégiques se multiplient. Ils sont signés entre d’un côté des groupes de média et de l’autre des acteurs importants de l’industrie du jeu d’argent en ligne. Par exemple, la Société des Bains de Mer (SBM) s’est rapproché de la société Financière Lov d’un ancien d’Endemol France, Stéphane Courbit. Ce dernier est particulièrement ambitieux. Il compte s’imposer parmi les 3 plus importants acteurs européens. Pour y arriver, il va acheter des entreprises bien implantées sur le marché des casino en ligne, comme notamment le suédois Expekt. Stéphane Courbit a également acquit le géant Betclic qui dispose d’une licence européenne délivré par Malte.

Le marché du gambling online s’annonce très important. En effet, il est estimé à 3 milliards d’euros, en comptant les sites de casino en ligne, le poker virtuel, le sport betting et les courses de chevaux. Patrick Le Lay, l’ex président de TF1, a créé avec Artemis et Bouygue, la société Serendipty qui a acquit Geny Infos, spécialiste des courses hippiques. L’entreprise désire également percer dans le sport betting avec Eurosportbet.com détenue pour moitié avec TF1 via sa filiale Eurosport.

En novembre 2008, Bwin et le groupe Amaury, éditeur de presse détenteur du Parisien, d’Aujourd’hui en France, de L’Equipe et de France football, entre autres, ont signé un accord. Ils espèrent s’imposer sur le marché français.

Le fournisseur d’accès à Internet Lliad, qui possède Free et Alice, est en partenariat avec ChiliGaming qui opère depuis Malte. Son président, Alexandre Dreyfus, annonce vouloir rester sur cette île méditerranéenne et ne pas s’exporter en France. Pourtant, il souhaite obtenir la licence de jeu hexagonale pour proposer aux français ses sites de casino virtuel, de poker en ligne et de sports betting.

Meetic, le célèbre site web de rencontre, compte lui aussi s’implanter dans le secteur du jeu d’argent sur Internet. Il s’est rapproché de Patrick Bruel pour développer Wam Poker en France. Le chanteur est aussi un très médiatique ambassadeur du Texas Hold’em. En effet, il a remporté les célèbres World Series Of Poker (WSOP). De plus, il est consultant pour ce jeu de cartes auprès de Canal Plus.

La stratégie des deux grands anciens

Pour contrer ces multiples tentatives de s’imposer sur le marché hexagonal du jeu d’argent en ligne, la Français des Jeux compte, elle aussi, lancer ses propres sites de poker en ligne et de paris sportifs. De son côté, le PMU a développé des outils marketing pour attirer et fidéliser les joueurs. Cette stratégie semble payante puisque son site Internet a doublé le nombre de joueur en un an. Actuellement, il est de l’ordre de 220 000 personnes.

Articles similaires :

Egalement sur La libéralisation du marché français du jeu d’argent en ligne
Laisser un commentaire