La mode des sacs à main en devenir sur Sacastar.com et en général

Même si nous sommes bien avancés dans l’année 2010 (et c’est tant mieux tant on attend avec impatience qu’elle se referme pour voir les premiers effets de la reprise), les 9 pistes créatives pour l’an 9 présentées par Martine Leherpeur s’impose davantage comme des larmes de fond que comme des tendances éphémères. Parmi celles-ci, elle pointe du doigt la nécessité de redonner du sens a la mode, et ce a toutes les étapes de la filière, de la matière première a la distribution. Traduisent ce besoin les préoccupations environnementales ayant pour corollaires le développement durable, l’éco-conception, le recyclage et la récup. Dans le même temps, loin des futilités auxquelles elles nous avaient habitués, la mode des sacs tendances renoue avec des fondamentaux : offrir des vêtements fonctionnels et faits pour durer, a contre-courant donc des produits jetables et du rythme effréné de la consommation. De fait, la consultante prône la vérité des assortiments, des collections construites autour des bons essentielles tout en étant créatif pour maintenir le niveau d’émotion. L’heure est également venue de respecter les saisons : « les fraises au moment des fraises », scande t-elle. « Il n’y a rien de plus incohérent que de ne plus trouver de petits pulls au mois de mars, respectons l’adéquation mode et saison ». Sur la question du prix, celle-ci devra définitivement reposer sur l’équation qualité et savoir-faire et non plus sur la valeur immatérielle de la marque. Sous entendu, le maintien de l’artisanat, la quête de belles fibres et la préférence pour la belle facture qui détrône le clinquant. D’où une démarche de relocalisation, sinon réelle du moins espérée, en France et en Europe, par souci d’assurer la transmission de ces métiers. Martine Leherpeur incite a plus d’investissement en recherche et développement et cite les exemples de l’école Lesage ou la Cite Internationale de la Dentelle a Calais qui pérennisent un patrimoine.

La mode de la maroquinerie vous lie

« Mon marchand est l’homme de ma vie », ironise t-elle. Si l’on redécouvre les joies du commerce de proximité, c’est parce que celui-ci véhicule un lien. « Mon marchand est mon ami, il me surprend, il me connait par cœur, il est expert en sélection et bon conseiller, il est aussi ce qui relie la marque au consommateur. Enfin, mon marchand me facilite la vie ». Tel est donc le portrait idéal du commerçant de demain que brosse la consultante. Selon elle, derrière ce profil se cachent plusieurs notions telles que la tendance du sur-mesure, la volonté de personnalisation du lien, comme si vous preniez rendez-vous avec votre marchand, et surtout l’attente d’un service quasiment a toute heure de la journée comme le fait la chaine Daily Monop. C’est d’ailleurs ce paradoxe auquel seront confrontes les points de vente, car le défi sera d’offrir les mêmes bénéfices que la grande distribution mais dans des formats et des structures qui n’ont rien de comparable. Enfin, après des années ou l’on a pousse l’individualisme a son paroxysme l’heure du passage du moi-je au moi-nous se fait entendre comme une caisse de résonance. « Il nous faut inventer des modèles de collectifs ou un mix entre culture travail et commerce pour une consommation éclairée », préconise Martine Leherpeur. Autrement dit, la encore la mode des sacs Gerard Darel se pliera a une quête de sens ou l’apport des autres, la mixité, la transversalité ou au contraire l’hyper spécialité assortie d’une créativité de haute façon auront raison d’un avenir à la « ensemble, c’est tout ! »

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