La tendance de la mode maroquinerie se rajeunit avec Karen Monny
La fraicheur de ses 18ans
Son atelier est à l’image de ses créations, haut en couleur. Originaire de la Martinique, c’est probablement la qu’est née l’envie de rythmer son univers aux sons et aux teintes flamboyantes de sa région, avec une prédilection pour l’indigo et les camaïeux de rouge, la palette de ses prochaines collections. « J’ai quitte la Martinique a l’âge de 18 ans, mais j’ai le sentiment que mon inspiration de coloriste et ma passion pour les motifs floraux viennent de toute cette époque ou je collectionnais également les photos de David Hamilton », explique la créatrice formée aux Beaux-arts et au design textile à l’école des Arts Décoratifs de Paris. Fluide et vaporeux, le style de Karen souligne une tendance excessivement féminine, poétique et romantique. Spécialisée dans les foulards à ses débuts, Karen Monny est devenue très vite une marque multiaccessoire. « J’ai lance ma marque en 1999 a mon retour de Hong Kong ou nous avons vécu durant 5 ans. Là-bas, je travaillais en free lance pour Shanghai Tang entre autres, au développement de lignes de foulards. Arrivée en France, emportée dans mon élan, j’ai décide de poursuivre sur cette même voie, mais pour mon propre compte », confie t-elle. Aux foulards s’ajoutent les cols, les capes, les sacs, les tops, les ceintures et les bijoux ou elle privilégie toujours le textile et essentiellement la soie, traitée avec quantité de frous-frous, qui constituent sa signature. « J’aime cette matière parce qu’elle est naturelle, qu’elle prend bien la teinture et qu’elle offre un aspect non architectural », avoue t-elle. Diffusée dans une centaine de boutiques d’accessoires de mode et de prêt-à-porter, en plus des grands magasins Printemps Haussmann et Franck & Fils, la marque réalise 80% de son chiffres d’affaires a l’export, notamment au Japon, son premier client, aux Etats-Unis et en Europe. Présente pour la première fois aux deux sessions de The Box, après avoir participe depuis 8 ans aux salons Première Classe et Le Showroom d’Hortensia de Hutten, Karen cultive sa clientèle Internationale et regrette la frilosité du marché français. « Quand on souffre d’un manque de notoriété en France, il est difficile de proposer sa création à un certain prix. Les clients bloquent et ne veulent plus prendre de risque », avance t-elle. Pour pallier ce déficit de représentativité, la créatrice espère pouvoir ouvrir une boutique en propre à Paris. Un projet qu’elle nourrit a court terme.
18-year-old freshness
Her workshop is the image of her creations, high in color. Originally from Martinique, it’s probably from there that was born the urge to rhythm her universe with the flamboyant sounds and hues of her island, with a predilection for indigo and red nuances, the palette for her upcoming collections. I left Martinique at the age of 18, but I have the feeling that my inspiration as a colorist and my passion for floral motifs goes back to that time when I also collected photos by David Hamilton, explains the designer, who studied at the Beaux-arts school and Decorative Arts in Paris. Fluid and vaporous, Karen’s style underscores a highly feminine, poetic and romantic trend. Specialized in scarves at the beginning, Karen Monny quickly became a multi-accessory brand. I launched my label in 1999 upon returning from Hong Kong where we lived during 5 years. There, I worked free lance for Shanghai Tang among other, on the development of the scarf lines. Arriving in France, I was carried away by my own momentum, and I decided to continue in this vein, but for myself, she confides. Along with the scarves came collars, capes, bags, tops, belts and jewelry in which she always sets forth textile and essentially silk, treated with all sorts of ruffles, her tell-tale signature. “I like this fabric because it is natural, It reats well to dyeing and It offers a non architectural aspect”, she admits. Distributed in about a hundred boutiques of fashion accessories and ready-to-waer, in addition to the department stores Printemps Haussmann and Franck & Fils; the brand boasts 80% of its turnover in export, notably in Japan, its first client, the USA and In Europe. Present for the first time at the two sessions of the Box, after having participated since 8 years in the Premiere Classe and “Le Showroom” (Hortensia de Hutten) fairs, Karen cultivates her international clientele while regretting the chilliness of the French market. “When one suffers of a lack of notoriety in France, it is difficult to offer one’s creation at a certain price. Clients get blocked and no longer want to take risks”, she believes. To compensate for this representative deficiency, the designer is hoping to open a name-sake boutique in Paris. A project that she wishes to happen soon.
Texte : Nathalie Raut
Publication : Sacastar.com : maroquinerie en ligne



