Le Gift Fair de New York: une alternative pour la mode des sacs à explorer
Plus accessible et moins encombre que ses concurrents tout accessories, ce salon consacre au cadeau peut representer un bon moyen de se faire remarquer sur le marché américain.
36000 personnes en provenance de 78 pays. C’est le nombres de visiteurs que le « New York International Gift Fair » a reçu lors de sa dernière édition, du 11 au 16 aout dernier. Consacrée à l’univers du cadeau, cette manifestation internationale a lieu deux fois par an, en janvier et en aout, au sein du Javits Center, l’un des principaux centres d’expositions de la Big Apple. Au total, la consommation, particulièrement bien indiques grâce a une signalétique efficace, parmi lesquels un espace réservé au design, a la maison, aux objets faits main ou encore aux accessoires de mode. C’est la, sous le panneau « Personnal Accessories », que la plupart des marques d’accessoires ont choisi de se placer. D’autres, comme le fabricant de stylos et de maroquinerie Recife, ont préféré l’espace « Design », plus haut de gamme. La créatrice franco-américaine de bijoux, Catherine Popesco, quant a elle, a choisi le carre « Made in France ». Car le Gift Fair, en plus de ses neuf univers, s’articule autour d’une quinzaine de pôles régionaux regroupant des fabricants d’un même pays, parmi lesquels la France, l’Allemagne, la Grande Bretagne, l’Espagne, le Mexique ou encore l’Italie. Certes, cet événement n’est pas aussi prestigieux que The Circuit, le salon très select des accessoires de mode de New York, ni aussi spécialisé que « Accessories The Show », l’autre rendez-vous New Yorkais de la profession. Mais il peut constituer une bonne alternative pour ceux qui seraient sur liste d’attente pour l’un ou l’autre de ces salons, et qui chercheraient un ticket d’entrée sur le marché américain. Pour l’édition d’aout, le Gift Fair a accueilli 278 nouveaux exposants. Un bon signe de son ouverture. Mieux encore : parce que la concurrence y est, somme toute, assez réduite entre fabricants d’accessoires, le Gift Fair peut représenter un excellent moyen de se faire remarquer. C’est ainsi que les sacs en tissus produits par Robert le Héros, une marque française de design textile, ont connu un franc succès. « Nous sommes tres contents de nos chiffres de ventes, indique Christine Mayer, directrice commercial et production. C’est la quatrième fois que je fais ce salon et je dois dire que l’accueil est assez sympathique ici. Comme il n’y a pas beaucoup d’accessoires de mode, cela nous donne un avantage. De plus les clients que nous décrochons ici sont fideles. ». Même satisfaction du cite de l’Agenda moderne, qui outre des agendas haut de gamme, fabrique de la petite maroquinerie (portefeuilles, porte-cartes, etc…). « C’est le seul salon que nous faisons et cela marche tres bien ». indique la représentante de la marque à Dallas. Selon Leo Smaga, associe chez Recife, l’édition d’aout est la meilleure de l’année : « Les gens viennent faire leurs achats de Noel » indique t-il. Pour résister a l’inflation de l’euro par rapport au dollar, Recife à monte une structure de prix « Special US ». « Nous répercutons la hausse de l’euro graduellement sur nos prix. Nous n’avons pas suivi les cours officiels, sinon cela aurait été tres pénalisant », poursuit-il. Le Gift Fair ? « Cela fait 18 ans que nous sommes la. Nous sommes tres contents ».
Reste que la marque, qui réalise aujourd’hui 50% de son chiffres d’affaires grâce au sac à main et à la maroquinerie et entend développer cette activité au détriment du stylo, rêve d’intégrer un jour The Circuit. « Cela nous permettrait de nous rapprocher de note cœur de cible », indique Leo Smaga. Mêmes ambitions du cote de Robert le Héros : « Etre sur un salon spécialisé en accessoires nous permettrait d’élargir notre clientèle », indique Christine Mayer. En attendant, le Gift Faire leur permet de toucher une catégorie d’acheteurs bien spécifique : les généralistes. Jerry Gilton, propriétaire d’un magasin a Lahaska, en Pennsylvanie, est l’un d’entre eux. Au début, sa boutique, The Village Flower Shoppe, vendait des fleurs fraiches essentiellement. Puis Jerry a réalisé qu’avec une clientèle composée à 96% de femmes, il avait tout intérêt à se diversifier. Aujourd’hui sa boutique propose sur 1350m2 un assortiment complet de produits « typiquement féminins » : de l’ameublement, des articles de déco, du linge de maison, des écharpes, des foulards, et des bijoux. Les accessoires représentent 10 à 12% de son chiffre d’affaires et sont en progression. « Pour moi, ce salon est l’endroit idéal. Je peux tout trouver en un même lieu. « Il apprécie particulièrement la créativité des designers français, mais regrette que l’euro soit si fort. « Avant, j’importais beaucoup. Un peu moins maintenant, à cause du taux de change », dit-il en dégustant une crêpe au fromage à l’un des snack-bars du salon. Preuve que la mondialisation est une réalité au Gift Fair.
Texte: Claire Derville.
Publication: Sacastar.com: la maroquinerie sur internet



